Ça fait 3 mois qu’il n’y a aucune publication sur le site.

Ces 3 mois ont été consacrés à un travail très important sur le terrain afin de pouvoir remplir notre premier objectif, à savoir la production des fraises. Si vous suivez la page Facebook, vous avez pu constater que de ce côté-là, ça démarre plutôt bien depuis le 2 Mai, et surtout depuis mi-Mai, avec une grosse production pour un lieu comme le nôtre. Nous avons actuellement, en comparaison pure, doubler la production de l’an dernier sur ce seul mois de Mai (il n’y a pas trop de mal tant l’année dernière a été catastrophique au niveau météorologique).

Mais nous avons aussi utilisé ce temps afin de mettre en culture beaucoup plus d’espaces que l’an dernier, nous avons fait beaucoup plus de semis et commencé les transplantations pour bon nombre de ces semis.

Les premiers résultats sont très encourageant pour nous, ils sont surtout visuels dans un premier temps, et ensuite ils sont aussi gustatifs.

Nos semis d’Automne ont donné ce qu’ils avaient à donner (épinards, mâche, pois, fève, par exemple) avec des récoltes précoces car sous serre froide. Nous mangeons depuis 2 mois nos fèves, pois, carottes, navets, mâches et, quelque part, nous en sommes fiers.

Mais comme tout ne se résume pas à des semis et des récoltes, pas chez nous en tout cas, nous avons voulu faire les choses bien, surtout depuis l’été dernier, un été sans eau tombant du ciel. Ils nous a fallu énormément de réflexion et de réalisations, mais nous pensons avoir enfin passer un cap.

Quel est donc ce cap ?

Ce cap, c’est le début de la création d’un écosystème, le but initial que nous nous étions fixé, c’était il y a 7 ans déjà, avant le début de l’aventure des Permafraises.

Si comme notre nom l’indique, une des sources d’inspiration est la permaculture, elle est loin d’être la seule, elles vont des expériences personnelles en passant par le jardinage naturel avec une dose d’agroécologie et d’autres influences encore, sans les côtés mystiques qui y sont souvent associés. Nous parlons à nos plantes d’accord, c’est vrai, mais de là à les déifier ou quelque chose dans le genre, non.

Cette année est donc particulière en bien des points, nous avons une récolte très précoce et qui dure encore en ce moment, nous prenant beaucoup de temps. Nous avons 2 serres supplémentaires, dont une auto-construite, qui contiennent semis et plants en pleine terre, ce qui implique une gestion de notre temps plus serrée et en ce moment des journées à rallonge.

Il ne s’agit pas de s’en plaindre, c’est juste un constat de fait.

Mais ce constat va bien au-delà, car nous pensons être au début de la création de cet écosystème, car notre terrain a aujourd’hui un fonctionnement avec une certaine autonomie. je vais prendre un exemple simple, parmi des dizaines possibles, un exemple que je vois souvent sur bien des groupes sur le potager, sur la permaculture ou autres groupes dans le même genre, les limaces. Combien se plaigne des ravages causés par ce petit être qui est pourtant essentiel dans un jardin, il est l’éboueur de la surface de nos sols (entre autre) et certaines fois, il est l’éboueur de lui-même (certaines limaces mangent d’autres limaces). En créant les conditions nécessaires à son apparition en nombre, on crée aussi les conditions de retour de ses prédateurs, mais ça prend du temps. Cette année, nous avons bien des limaces, mais les prédateurs de retour font leur travail chaque jour et chaque nuit. Résultat, pas besoin de sortir en pleine nuit avec une lampe faire « la chasse » ou bien de disposer des pièges, la régulation se fait seule, les conditions étant réunies.

La création d’un écosystème ne s’arrête pas aux limaces, mais englobe tout le vivant. Nous sommes parti d’une prairie pour arriver à ceux que vous allez voir sur les photos qui suivent. Tout ceci a demandé et demande encore un suivi, des efforts et une adaptation constante de notre part, car l’équilibre obtenu est fragile. Nous pensons être sur la bonne voie, pour l’instant ça donne l’air d’être le cas, nous verrons bien d’ici quelques semaines et mois.

Voici donc, avec de nombreuses photos, où nous en sommes cette année.

Faire vivre ensemble tout ce petit monde peut sembler aisé lorsque l’on voit ces photos, mais c’est vraiment un attention quotidienne, un soin particulier pour chaque partie du terrain, pour chaque plantes, arbres, arbustes presque.

Le bonheur d’entendre les bourdonnements et les chants des oiseaux nous donnent de l’enthousiasme mais n’enlève pas la fatigue et un certain stress.

Nous n’avons jamais eu de ravage, de maladie non repérée et non traitée naturellement (bien que très rare en fait), nos pieds de fraises vivent leur vie, jusqu’au bout, pendant quelques années. Les framboises gagnent à tel point que nous allons être obligés de les limiter dans l’espace qu’elles occupent. Les grimpants grimpent, les rampants rampent, à leurs rythmes, nous n’imposons pas grand chose, sauf lorsque nous ne pouvons plus passer du tout. Nous laissons la vie se faire et elle nous le rend bien, surtout en ce moment, avec la meilleure récolte de fraises que nous ayons eu jusqu’à présent. Et les framboises vont arriver, et elles aussi sont très prometteuses. À moyen terme, nous aurons aussi des fruits, les poires et les pommes s’annoncent bien pour cette année, mais aussi quelques abricots (les premiers), des coings, des prunes, des nectarines, des pêches, des amandes, des noix, en complément des mures et bien sûr d’autres fraises tout au long de l’été et d’une partie de l’automne.

Pour nous, c’est ainsi que devrait être l’agriculture de demain. Alors nous essayons…

J’espère que vous aurez compris pourquoi nous préférons que les gens viennent à nous, car nos fraises sont indissociables de ce terrain, et que nous voulons aussi le partager avec vous, au-delà de nos fraises si délicieuses au demeurant.

À très bientôt pour visiter sur place, pour entendre la vie de la nature.


3 commentaires

anatole M · 7 juin 2017 à 16h40

Sympa ta serre « pyramidale », chez nous dans le pays fort, nous avons des granges.
http://gerval2.free.fr/assigny/bgrangepyramidale18assigny02.gif
Bon courage pour la saison qui s’annonce plutôt sèche.
A pluche.

    Christophe · 8 juin 2017 à 21h41

    Et bien, chez nous aussi, elle s’annonce sèche la saison… Et après l’an dernier, un peu plus de pluie ne serait pas de refus (l’an dernier, pas de pluie du tout du 15 Juin au 15 Septembre 2016).
    Enfin, nous ferons avec de toute façon, avons-nous vraiment le choix ?
    Merci pour la serre.
    @ pluche

Avant la fin de l’année… – Les PermaFraises · 22 décembre 2017 à 15h07

[…] à la fin de l’année 2017, le blog est resté assez silencieux depuis le mois de Mai (situation du champ) et pourtant le temps a été grandement employé afin de modifier, perfectionner et produire de […]

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